Nous en rêvions depuis que nous possédons notre premier trolleybus, la 30 (c’est dire si ça fait longtemps...). Voulant conserver notre Saurer No 34 en état de marche mais n’ayant pas la possibilité d’utiliser les lignes de contact TPF, ce rêve s’est transformé en besoin.
Récemment, la condamnation des trolleybus 341 et 342 (1981, Volvo-Hess-BBC) à la ferraille nous a permis de concrétiser ce projet en récupérant les meilleurs éléments de leurs GMA (Groupe Moteur Auxiliaire) : bloc moteur VW avec alternateur (rien que ce dernier a la taille d’un moteur de trolleybus) et boitier de commande. Notre équipe des workshops a bien dû chercher avant de réussir à faire fonctionner tout cela, posé sur des palettes, avec des câbles dans tous les sens.
Encore fallait-il se procurer une solide remorque, occasion trouvée... à Dubendorf ! (près de Zürich) Un peu grande, mais capable de supporter le groupe (715 Kg à vide, charge utile 1285 Kg) et prête à recevoir des bâches en cas de nécessité. La remorque enfin en notre possession (il n’a pas été évident de trouver un véhicule avec un crochet compatible pour aller la chercher), une armature métallique a été construite sur mesure pour y suspendre le groupe.
Aujourd’hui, c’est le grand jour, l’essai de notre remorque-génératrice, encore un peu au stade de laboratoire roulant. Quelques petites mises au point de dernière minute à cause de la chaleur dégagée par le moteur, et hop, la 34 est partie, toute gaillarde, avec sa remorque sautillant joyeusement derrière. En moins de deux, le tour de la halle était effectué (malgré un déperchage, si-si, c’est possible même sans ligne de contact, une perche s’est décrochée en franchissant un peu trop rapidement un dos d’âne, mais l’enrouleur a fait son travail !). Le convoi a même atteint les 35 Km/h, mais il est déjà temps de freiner pour le coutour...
Ainsi la 34 a pu effectuer un trajet par ses propres moyens pour la première fois depuis l’automne 2002, sans aucun problème, comme si son retrait du service datait d’hier.
En primeur sur fritram, pour prouver que tout cela fonctionne parfaitement, une vidéo ! Certe un peu lourde à télécharger... Le logiciel Quicktime est nécessaire pour visionner la vidéo !
Depuis la fin 2002, le comité du CTF étudie la possibilité de sauvegarder 3 véhicules historiques supplémentaires : l’autobus Volvo B58 no 63 de 1972, le trolleybus Saurer no 34 de 1965, et le camion-tourelle no 1 de 1966.
Afin de financer l’indispensable abri pour ces véhicules, le CTF a lancé une opération de parrainage. Malheureusement elle n’a pas totalement obtenu l’écho espéré. Le comité a donc dû faire des choix difficiles : renoncer à l’acquisition du camion-tourelle, et prendre le risque de s’engager malgré tout dans la préservation des deux autres véhicules. Ainsi, dès le 28 août 2003, le CTF est officiellement propriétaire du trolleybus 34 et de l’autobus 63.
Cependant la situation est précaire, et le financement à moyen terme des deux places de parc n’est pas assuré. Si de nouvelles sources financières ne sont pas trouvées, des mesures draconiennes devront être prises en 2004, par exemple renoncer à l’un des véhicules récemment repris.
Le destin des deux derniers véhicules en service est toutefois déjà tracé. Le no (3)34 rejoindra prochainement la collection du Club du Tramway de Fribourg, alors que le (3)40 va bientôt rejoindre le no 37 dans la région de Lausanne, tous deux achetés par un particulier.
Nous ne savons encore rien du futur des cinq autres véhicules. Une vente pour l’exportation a été évoquée. Toutefois les 33, 36 et 39, retirés du service depuis plusieurs années, ont passablement été « cannibalisés » pour maintenir en service les autres véhicules, et une remise en état de marche est donc quasiment impensable. Il reste donc les nos 35 et 38 pratiquement complets. Avec ces 2 derniers, les 3 autres épaves, et des pièces trouvées de ci de là, un exploitant dans un pays de l’Est doit bien pouvoir constituer 2 voire 3 trolleybus utilisables, mais cela vaut-il vraiment la peine pour un si petit nombre ? A suivre...
Des soucis d’entretien de l’équipement électrique de traction seraient à l’origine du départ avancé de ces engins (NDLR : la commande électronique montrant des signes de fatigue depuis longtemps, et le manque de personnel expérimenté dans l’entretien de la commande à contacteurs pneumatiques).
Pour remplacer ces véhicules, les TPF ont acheté 4 trolleybus lausannois d’occasion pour la ligne 3. Contrairement à ce que l’on a été habitués, ce ne seront donc pas des autobus qui les remplaceront.
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Un souci cependant : la commande à 3 pédales (frein pneumatique à gauche !). Et dire que si les Saurer existent encore à Fribourg, c’est parce que dans les années 70, Neuchâtel n’avait pas voulu racheter d’occasion des trolleybus Saurer fribourgeois (entres autres) parce qu’ils n’avaient que deux pédales.
Les deux premiers véhicules n’entreront pas en service avant fin octobre - début novembre, car ils doivent passer à la peinture et subir les adaptations nécessaires. En principe ce seront les 702 et 709 qui se trouvent déjà à l’atelier de Chandolan. Le troisième sera choisi plus tard.
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Cette fois, c’est fini pour les trolleybus sur la ligne 1.
Le dernier Saurer a quitté Pérolles puis St-Léonard. La 34 est rentrée au dépot. Mais elle fera encore le Jura (ligne 3) avec sa petite soeur la 40 et bien sûr les 41 et 42. En effet, ce sont ces 4 trolleys qui restent.
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La 37 a terminé mercredi soir en très mauvais état. Elle est déjà à Givisiez... Concernant la girouette de la 35, si elle était sur Jura, c’était probablement pour rentrer au dépot par ses propres moyens depuis St-Léonard. Si c’est un bon chauffeur en effet, il tourne toutes les girouettes pour rentrer au dépot.