Article paru dans le quotidien “La Liberté” du 24.03.2004 suite à l’Assemblée générale du CTF
Qui doit se préoccuper de la préservation du patrimoine, et comment mener à bien cette opération ?
D’importantes organisations suisses conservent et présentent déjà des objets appartenant au patrimoine des transports suisses. Pourquoi accomplir cette action aussi à Fribourg ?
D’où vient l’idée de préserver ce patrimoine spécifique au domaine des transports publics
Afin de nous aider à couvrir leur frais de location des abris, ainsi que leur entretien, nous vous proposons de parrainer un de nos 5 véhicules.
Voir aussi l’historique de la 111
L’ancienne automotrice Be4/4 111 du train rétro de la Gruyère, déclassée en voiture de service Xe4/4 111, et condamnée suite à une avarie, verra de nouveau des passagers cet été !
Pour rappel, la 111 fut victime cet hiver d’un « coup de feu » dans les résistances suite à une mauvaise manipulation lors du déneigement. Les TPF n’envisagèrent pas de la réparer et la parquèrent sur la voie dite du « purgatoire » à Planchy. Ses jours étaient donc comptés.
Ne souhaitant pas voir disparaître du réseau métrique de la région cet engin, qui plus est, leur serait fort utile, nos amis du Blonay – Chamby (BC) approchèrent les TPF pour négocier la reprise du véhicule. Mais ces derniers voulaient y récupérer certaines pièces de rechange. Suite à cela, une convention fut établie : la machine devient propriété du BC, et en cas de besoin, ceux-ci devront fournir les pièces de rechange en question.
Cet été, des bénévoles du BC ont donc réparé les blocs de résistances avariés et on remis l’automotrice en service, qui est redevenue Be 4/4. On pourra donc revoir ce véhicule au musée de Chaulin où ses services sont attendus avec impatience pour tout type de train.
Toutefois, on ne peut pas parler de sauvegarde définitive. En effet, pour entrer définitivement dans la collection du BC, un véhicule doit être en « livrée d’origine » (caisse et peinture en état d’origine). Hors celui-ci n’a plus que le châssis d’origine, tout le reste ayant été reconstruit au fil des ans. Il est donc, pour le BC, moins prioritaire que d’autres, mais l’important pour l’instant, était de le sauver d’une démolition certaine. Il est à relever qu’à part la TL28 (dernier survivant en Suisse des trams de Lausanne), tous les véhicules du BC sont quasiment en livrée d’origine.
Depuis la fin 2002, le comité du CTF étudie la possibilité de sauvegarder 3 véhicules historiques supplémentaires : l’autobus Volvo B58 no 63 de 1972, le trolleybus Saurer no 34 de 1965, et le camion-tourelle no 1 de 1966.
Afin de financer l’indispensable abri pour ces véhicules, le CTF a lancé une opération de parrainage. Malheureusement elle n’a pas totalement obtenu l’écho espéré. Le comité a donc dû faire des choix difficiles : renoncer à l’acquisition du camion-tourelle, et prendre le risque de s’engager malgré tout dans la préservation des deux autres véhicules. Ainsi, dès le 28 août 2003, le CTF est officiellement propriétaire du trolleybus 34 et de l’autobus 63.
Cependant la situation est précaire, et le financement à moyen terme des deux places de parc n’est pas assuré. Si de nouvelles sources financières ne sont pas trouvées, des mesures draconiennes devront être prises en 2004, par exemple renoncer à l’un des véhicules récemment repris.
Ceux-ci, au nombre de quatre et reliés deux à deux par une poutre métallique, servent à lever les trams. Ces appareils datent probablement du début du 20e siècle, car leur ossature est encore construite en bois de chêne. Ils auraient été trouvés dans les années 60 par son actuel propriétaire en compagnie d’anciens trams lausannois dans une entreprise de démolition à Romont. Devenus inutiles, ces élévateurs pourrissaient près d’une grange. Leur état ne permet plus une utilisation réelle, deux exemplaires sont même pratiquement détruits, et il manque trois des quatre manivelles.
est-ce que le CTF veut entreposer du matériel issu d’une autre région, pratiquement inutilisable de surcroît ?
pourrait-on utiliser ces outils pour les travaux sur le tram, leur conception archaïque (après rénovation) ne permettant pas une utilisation sûre ?
sinon, faut-il les restaurer, pour en faire quoi ?
Mais des engins semblables ont aussi existés à Fribourg, comme en témoigne la photo ci-contre. Finalement le comité du CTF a décidé de récupérer les deux meilleures appareils, éventuellement pour une démonstration statique dans une exposition ou dans un futur musée. Les pièces mécaniques des deux autres épaves ont été aussi récupérées, pour éventuellement les reconstruire si la nécessité se présentait.
Nous profitons de l’occasion pour remercier le garage Schuwey à Marly pour la mise à disposition de leur dépanneuse pour le transport.
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Ca a pris son temps. Depuis l’annonce des TPF de leur intention de démolir leur automotrice 155 de 1931, jusqu’à ce qu’elle soit remisée dans notre nouvel abri, il aura fallu presque une année et demi !
Et encore au dernier moment, des tas de petits problèmes sont venus mettre les bâtons dans les roues, mais dès que la machine tourne, il en faut plus pour l’arrêter.
Par exemple, il y a encore 3 semaines, nous ne savions pas comment allait se concrétiser le transport, les CFF refusant le passage de notre vétéran dans un simple train cargo. Les TPF ont du leur commander un transport spécial à vitesse réduite conduit par deux Re420 !!!
Alors nous devons remercier une quantité de personnes sans lesquelles cette action n’aurait tout simplement pas pu aboutir. Dans l’ordre chronologique :
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A présent, la brave 155 est enfin protégée, et quelques travaux de finition de l’abri devront encore être exécuté d’ici la fin juillet (pose des portes, réparation de la toiture). Le CTF organisera le 7 septembre une journée "portes ouvertes" ; les détails seront publiés ultérieurement.
Et le futur ? Pour l’instant, nous avons paré à l’urgence : éviter sa démolition et lui trouver un abri pour quelques années. Mais une rénovation et une remise en état de marche n’est pas exclue, voire même très attrayante, le CTF mettrait ainsi un pas dans la cour des "grands". Mais tout est question de financement...
Un reportage photographique couvrant l’ensemble du déménagement est visible sur http://galerie.fritram.org ; n’hésitez pas à revenir dans une semaine, d’autres images y seront ajoutées au fur à mesure de leur mise à disposition par leurs auteurs. Par la suite un reportage complet sur l’histoire mouvementée de cette machine vous sera proposé.
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Le Club du Tramway s’apprête a fêter un grand jour : celui de l’arrivée de son 3e véhicule historique.
Elle va finir par nous arriver, cette fameuse automotrice 155 (1931, ex-FMA, ex-GFM et bientôt ex-TPF !), depuis l’annonce de sa démolition il y a plus d’une année !
Il faut dire que la tâche a été longue, depuis l’appel au secours du CTF, avec la formation spontanée d’un groupe de parrains, le réglement d’une convention entre ceux-ci et l’association, la recherche d’un emplacement si possible abrité pour cet imposant engin, l’adaptation de cet emplacement et enfin au dernier moment, des soucis entre les TPF et les CFF pour l’organisation du transfert. Les TPF qui avaient prévu de démolir cet engin à la fin juin 2001, ont du faire preuve de patience pour voir leur voie de garage enfin libérée !
En fait le grand jour se répartira sur un soir, un nuit et un matin, puisque la brave motrice sera remorquée le 2 juillet dès 18h36 de Romont à Fribourg par un train marchandise à vitesse réduite (50 km/h), elle passera la nuit dans sa gare d’attache d’origine, et repartira le lendemain matin à 8h05 pour son nouveau domicile à Guin (Düdingen).
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Du moins, c’est ainsi que l’on peut la considérer aujourd’hui.
Sans l’annonce des TPF, sans l’appel au secours du CTF, sans le soutien financier de parrains, elle serait démolie depuis l’été passé.
Une fois le financement du transport et de la conservation garanti, de longues recherches et négociations ont été nécessaires pour enfin trouver un abri dans la région de Fribourg.
Les dernières formalités doivent encore être signées, et le futur abri doit être réparé et clôturé aux frais de l’association. A la mi-avril le dernier gros souci devrait être passé : le déplacement délicat de cette motrice hors service depuis bien des années de Bulle vers son nouveau domicile.
Ainsi le CTF devrait recevoir vers le début avril de cette année son 3e véhicule historique, et entrer dans la cour des grands avec cet engin à voie normale de 1935.
Cette opération de sauvetage et de conservation pèsera lourd dans le budget de l’association et de ses sponsors. Si vous éprouvez de la sympathie pour cette vieille automotrice, pensez à lui faire un don sur le compte CP 17-9634-9 du Club du Tramway de Fribourg, 1700 Fribourg, avec mention "155". Merci d’avance !